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Municipales 2014 : ce qui devrait changer pour le BTP et le logement

Publié le 25 mars 2014

Les maires élus durant les Municipales 2014 devront se contenter des nouvelles dotations de l’Etat et assumer de nouvelles charges tout en mettant en œuvre l’acte 3 de la décentralisation. Face à ces nouvelles données, les acteurs du BTP et du logement pourront-ils s’en sortir ? L’objectif du BTP est aujourd’hui de construire à la fois plus et mieux et surtout moins énergivore.

Dans le département de la Moselle, le candidat UMP Alexandre Cassaro propose de remplacer les 1280 logements construits dans les années 60, aujourd’hui trop vieux, par des immeubles de plain-pied, plus accessibles à une population de plus en plus âgée. Laurent Kalinowski rappelle cependant qu’une étude urbanistique, architecturale et sociologique préparer le terrain pour mettre en œuvre une requalification urbaine afin de respecter ces bâtiments labellisés « Patrimoine du XXe siècle ».

Nombre de villes et banlieues en reconversion se retrouvent dans cette problématique. Mais la construction de logements neufs reste la priorité, Cécile Duflot, ministre du Logement, a déclaré : « Il faut absolument changer de braquet pour intensifier le rythme de construction et atteindre 70 000 logements par an », ce qui correspond au double de la production actuelle. Pour atteindre cet objectif, l’État mise sur la création de futures structures intercommunales de plus de 200 000 habitants, telle que la métropole du Grand Paris.

Malgré les futurs élus ne s’entendent pas toujours sur l’impératif quantitatif. À Dijon, le maire socialiste sortant espère atteindre d’ici à 2020 la norme légale de 20 % de logements sociaux. Au contraire, le maire UMP suggère de réduire la densité de ces écoquartiers au profil de l’espace public.
L’important est de privilégier la qualité des bâtiments. Ce choix se retrouve par exemple dans les grandes agglomérations du Rhône-Alpes ; Lyon encourage les professionnels du BTP à créer des logements modulables afin de répondre au parcours de vie moderne (divorces, familles recomposées, etc). Aussi, Grenoble, membre du réseau national des collectivités pour l’habitat participatif, réserve des zones d’aménagement à ces nouveaux logements.

Afin de mieux lutter contre la précarité énergétique, la rénovation énergétique va aussi être un jeu incontournable de ces après-municipales. À Mulhouse et à Strasbourg, suite à l’étude de rénovation énergétique du parc social menée par l’association régionale Areal HLM avec le soutien de la Caisse des Dépôts, les deux agglomérations contribueront à un plan régional présenté en janvier, et qui porterait sur 40 millions d’euros de travaux par an jusqu’en 2018.